Ce soir, je suis éveillée. Ce soir, mes pensées veulent crier. Ce soir, j'ai peur. J'ai peur qu'il ne m'aime jamais. J'ai peur de ne jamais guérir. Ce soir, je suis heureuse et j'ai mal et je ne comprends pas. Je ne comprends pas ces mystères de la vie, pourquoi ne nous dit-elle pas les choses clairement, pourquoi attendre, pourquoi cette douce torture ?
Ce soir, je décide la liberté. Ce soir, je subis l'insomnie. Je voudrais tellement dormir. Je voudrais reposer mon esprit, calmer ces pensées, apaiser ce cœur. Embrasser mes cicatrices. Mais je ne peux pas, parce que j'ai trop mal. Alors ce soir, j'essaie. J'essaie de poser des mots parce qu'ils sont mon seul réconfort, ma seule certitude, mon seul espoir aussi. Ce soir, je laisse le contrôle de côté, ce soir je l'oublie. Ce soir j'en ai marre de m'accrocher et de rester et d'attendre et de dormir debout.
Ce soir, je veux libérer ces entrailles qui me pourrissent le cœur depuis si longtemps, je veux n'écouter que moi et faire ce qu'il me plaît, tant mieux si ça plaît, tant pis si ça ne plaît pas. Je ne sais pas quoi faire. Je veux tout essayer, je n'ai pas assez de temps, je veux m'ennuyer, donnez-moi plus de temps. Je veux profiter vite, je veux profiter lentement. Je veux réfléchir, je veux oublier le monde. Les autres, qu'ils disparaissent. Le monde, fais-le disparaître. Pour moi, une heure, rien qu'une heure. Dis-moi que tu m'aimes. Promis, je ne réfléchis plus. Promis, je veux t'aimer de tout mon cœur. Promis, je suis prête. Mais le temps passe alors viens. Viens et aimons-nous et profitons tant que ce battement de cœur est en vie, tant que je suis libre de t'aimer, tant que le temps répare et nous aide et nous aime. C'est tellement simple et compliqué, tellement facile et impossible qu'on n'ose pas se jeter dans les bras l'un de l'autre. Pense à moi. Dis-moi que tu penses à moi.
Parce que ce soir, je suis libre de t'aimer. Ce soir, j'ai peur mais mon cœur t'aime et je cours vers toi et je n'attends plus que toi, mais tu ne le vois pas. Tu fermes les yeux et tu gardes enfermée la clé de ton cœur, la solution à tout. Ce soir, je voudrais être dans tes bras. Je ne réfléchis pas, j'écris et je pose mes mots et mes émotions, mes désirs et mes vagues à l'âme. Les vagues à l'âme, c'est tellement doux et fort et beau que parfois j'en pleure. Parfois je suis trop sensible pour ce monde de brutes, parfois je ne comprends rien à rien, parfois je veux fermer la porte et être seule, parfois je veux la paix.
Alors je parle aux étoiles. Elles sont tellement belles et tellement loin mais je sais qu'elles m'entendent, qu'elles m'écoutent. J'aimerais que toi aussi tu m'entendes, tu m'écoutes. Parce qu'à cause de toi, ce soir-là je suis libre et prisonnière de mon cœur qui saigne, de mon esprit qui ne s'apaise pas, de mes pensées qui veulent crier. Ce soir, je pleure pour toi et je demande aux étoiles d'aller te chercher, rien qu'un instant. Mais je ne suis pas libre que ce soir, je suis libre et prisonnière de cette manière depuis trois ans. Trois ans à chanter les larmes et à parler aux étoiles, trois ans qu'elles m'entendent et m'écoutent, mais trois ans de silence. Trois ans et je ne sais pas si ton cœur m'entend, si ton cœur est là-haut, quelque part dans le ciel, entre les étoiles. Mes étoiles préférées, celles qui envoient leur douce lumière un peu partout.
Écrire sans penser, c'est la liberté. Et ce soir, je suis libre. Je suis prisonnière et libre de ma douleur, de mes doigts qui pianotent sur mon clavier et qui écrivent inlassablement au rythme de mes pensées, ils ne se sont pas arrêtés depuis le titre de cette page. Ce soir, je suis libre. Libre de toi, prisonnière de toi. Facile et impossible, je parle aux étoiles.
Dis-moi qu'un jour on s'aimera. J'ai tellement peur de ne pas guérir. Cette pourriture qui me détruit le corps et le cœur et l'âme tous les jours mais personne ne le voit car pour ça, je suis trop forte. Trop forte pour tout cacher, trop forte pour tout enfouir. Je n'y arriverai jamais. Je n'ai pas assez confiance, pas assez courage. Courage en moi, en toi, aux étoiles. Courage. Je veux que tu m'aimes. Je veux toi et moi sous les étoiles, trois ans auparavant. Cette fois, larmes dans mes yeux, tu me dis que je suis belle. Cette fois, je souris, je me tourne lentement vers toi et je te demande de répéter, de répéter ces mots si doux qui réchauffent le cœur seulement parce que c'est toi qui les prononces, les autres je m'en fiche. Alors tu répètes en murmurant, toi aussi tu t'approches de moi, doucement, tout doucement, ta main sur ma joue, des larmes de bonheur dans mes yeux, ils pétillent de bonheur, je veux que tu m'embrasses, embrasse-moi. Embrasse-moi. Épouse mes cicatrices, caresse mon âme, je suis à toi et tu le sais. Je t'aime, mais pas comme les autres. Les autres, ils aiment facilement, un je t'aime et tout est dit, non, moi c'est différent. Moi je t'aime le matin, je t'aime dans le silence, je t'aime avec moi, je t'aime encore plus sans nous, je t'aime je t'aime je t'aime à en perdre la parole, à en oublier le monde, à en oublier la vie. Je suis à toi et et je veux crier que je t'aime mais pas comme les autres, que je t'aime parce que mon cœur s'accélère dès que j'entends ton prénom, parce que j'aime le son de ta voix, parce que j'aime tes gestes, ce corps, ces yeux, ces mots, ces mots, ces regards, ces yeux. Je me perds en toi, trois ans, trois de folie et de silences et de larmes que tu ne sauras jamais, ou bien tu les liras et tu comprendras, et encore. Ces mots sont mon cœur, mais tu n'es pas dans mon cœur, là-bas c'est encore plus intense, c'est cet endroit où les mots n'existent plus, où le sang pulse d'amour, où je t'aime je t'aime je t'aime.
Impossible de m'arrêter. Le sommeil viendra-t-il ? Toute la nuit je pourrais rester là à t'écrire, à t'écrire mon amour et le chant de mon cœur et tous ces sentiments si doux que tu m'inspires, mais tu ne le vois pas. Les étoiles te parlent-elles parfois ? Te disent-elles l'amour fou que te porte une fille à l'autre bout des mots ? Te disent-elles tout ce que j'écris, tout ce que je pleure et tout ce que je chante ? Tout me fait penser à toi, c'est trois ans d'enfer que même le diable ne mérite pas de vivre mais pour toi je l'ai vécu, et j'attends et je t'attends et j'attends les étoiles. J'attends encore et encore et je ne peux pas m'arrêter, et je ne peux pas dormir, parce qu'insomnie, parce que cœur qui bat trop fort et qui va exploser si je ne le laisse pas parler. Dis-moi que ton cœur bat, dis-moi que tu lui demandes ce qu'il ressent, dis-moi que tes cicatrices tu les soignes, dis-moi.
Dis-moi que tu oublies les autres et que c'est moi que tu veux, que c'est à moi que tu penses, que c'est moi que tu veux embrasser, que c'est ma joue que tu veux effleurer, que ce sont mes cheveux que tu veux caresser, que sous les étoiles tu veux qu'on s'aime. Dis-moi parce que j'en ai marre de t'écrire, de te pleurer et de te chanter, de saigner et de m'évanouir, encore et encore. Dis-moi que tu voudrais que j'oublie ce que j'ai vu, entendu, subi. Dis-moi que ce n'était pas juste, dis-moi que tu vas prendre soin de nous. Réinvente l'amour sous les étoiles, pour moi. Rien que pour moi. Un instant, une seconde chance. La seconde chance, je te la donne. Tous les matins en me réveillant, tous les soirs en parlant avec les étoiles. La seconde chance elle est là, dans ta main, alors ouvre les yeux et aime-moi. Les autres, oublie-les. Elles ne t'aimeront pas comme j'aime et j'ai besoin de toi, tellement tellement tellement. Tellement. Ce soir-là, réinvente l'amour. Pour toi. Pour moi. Pour nous.
Ce soir, réinvente l'amour. Approche-toi de moi, regarde-moi de ces yeux qui veulent tout dire. C'est fou, tu n'as jamais besoin de parler. Avec toi, tout serait différent. Pas de cris, pas d'insultes, pas de violence, pas de coups, pas de police, pas de vases brisés, de télévisions cassées, de larmes et de sang et de cicatrices. Tu n'as pas besoin de parler, tu t'approches lentement et je sens mon cœur battre tellement fort qu'il va sortir et rejoindre le tien si tu ne m'embrasses pas tout de suite. Pose ta main sur ma joue, caresse-moi les cheveux. Je m'approche, je pose mes lèvres sur les tiennes, je ne tiens plus, je veux te sentir, je te veux. Tellement fort, et tu le ressens. Tellement fort, et toi c'est pareil. Tu me fais basculer sur le dos, tu es au-dessus de moi, tu me caresses le corps, c'est mon âme que tu caresses, tu épouses mes cicatrices et je t'embrasse doucement, sensuellement. Sensuellement, amoureusement, parce qu'on a le temps. On a le temps de réinventer l'amour parce que, cette seconde chance, tu l'as saisie. Tu l'as saisie et tu en prends soin. Je vois en toi tout ce que tu ne dis pas et je t'aime tellement fort. Dis-moi que toi aussi tu ressens ça. Que ton cœur bat tellement fort, tellement vite. Dis-moi ce que tu veux. Dis-moi tout, ne me dis rien, mais sois là. Allongé à côté de moi, à regarder les étoiles, à leur demander si on peut s'aimer pour toujours. Moi, je t'aimerai toujours, c'est la seule chose dont je sois absolument sûre et c'est magique. Toi, il faut que tu me parles. Que tu me dises plus fort ce que ton cœur murmure, je l'entends mais de loin, non, moi ce que je veux, c'est t'entendre là, tout prêt de mon oreille, tout prêt de mon cœur. Dis-moi.
Ce soir-là je suis libre. Je suis libre d'aimer parce que j'ai parlé aux étoiles et qu'elles m'ont entendu, elles m'ont écouté et elles t'ont tout dit. Mon battement de cœur, c'est pour toi, mon silence c'est pour toi, mes mots c'est pour toi, je suis à toi. Je suis à toi et tu le sais, mais je te le dis quand même. Je t'aime, mais plus fort que tous les je t'aime des autres. Moi je t'aime vraiment parce que mon cœur me le dit depuis trois ans, trois ans qu'on t'attend alors viens. Alors viens et aimons-nous tant que nos cœurs battent, tant que pulse la vie dans nos veines, tant que je vois les étoiles. Tant que nous sommes là sous le même ciel à regarder les mêmes étoiles. Ce soir, regardons les mêmes étoiles. Ce soir, soyons libres. Libres de nous aimer.
Ce soir-là j'ai parlé de toi aux étoiles
Ce soir-là je suis libre de t'aimer
Ce soir-là je nous ai rêvé sous les étoiles
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